Jean Coue

Biografie şi Bibliografie

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Un grand auteur jeunesse

Les jeunes générations de lecteurs ( et d’auteurs ) ignorent parfois le nom de Jean Coué. Il fait pourtant partie de ceux qui, à la fin du XXe siècle, ont contribué à donner des lettres de noblesse à la littérature jeunesse.

Jean Coué était né en 1929 à Paris de parents bretons - oui, il restait Breton dans l’âme. D’un tempérament d’artiste, Jean fait d’abord ses débuts dans les années cinquante au Caveau de la République comme chansonnier, puis au théâtre de Dix heures… un passé qu’il aimait évoquer avec ses amis.
Entré à Air France, il devient en 1963 chef d’escale à Alger, où il s’improvise journaliste ; là, il rencontre Ben Bella, Fehrat Abbas ( le premier Chef d'État élu de la République algérienne ) et même Che Guevarra, au moment de la fameuse conférence tricontinentale.

À son retour d’Algérie, Jean Coué entre en littérature avec Kopoli le renne guide ( 1967 ), un roman couronné par l’Académie française et vite devenu un classique, au même titre que La guerre des Vénètes, Le nabab du Grand Moghol, Le dernier Rezzou( 1970 ) ou La colère du Maipu ( 1972 ).
Jean devient un auteur-phare de la première collection pour ados : Plein Vent chez Robert Laffont. En 1973, son dixième roman, L’Homme de la rivière Kwaï ( dédié à Peter Towsend et préfacé par Pierre Boulle ) est le centième volume de la collection.
Jean s’impose alors avec ses complices Pierre Pelot et William Camus comme l’un des grands auteurs jeunesse de la décennie.

En 1975, Jean fait partie des pionniers qui se battent pour que naisse la Charte des auteurs jeunesse, dont il est l’un des plus farouches défenseurs. Ah, avec quelle ardeur, devant nos hésitations, il rédigea d’un coup le fameux « article 3 » de notre association !
Grande époque où Jean publie chez Rageot des « livres coup-de-poing » comme Pierre est vivant ( 1977 ) ou Un soleil glacé ( 1978 ) dans la collection Les Chemins de l’Amitié.

Sans cesse réédité, Jean Coué n’a jamais cessé d’écrire et de publier, souvent seul ( L’harmonica rouge, 1995 ), parfois avec des amis : Le canard à trois pattes ( 1978 ) en collaboration avec Camus et Pelot… ou plus récemment Le Vélo ( 1998 ) avec Philippe Barbeau.

Plusieurs anecdotes me reviennent en mémoire…
• La surprise de notre éditrice Catherine Scob ( Rageot ) chez qui j’étais lecteur, quand je lui rendais mon rapport de lecture en affirmant :
- Excellent, le dernier manuscrit de Jean Coué !
- Ah… vous l’avez reconnu ? J’avais pourtant caché le nom de l’auteur. Il vous avait dit qu’il nous l’adresserait ?
- Non. Mais un texte de Jean… ça s’identifie à la première ligne !
• Sa joie malicieuse quand, au cours de ses nombreux voyages, les douaniers lui rendaient son passeport avec une moue complice : « Écrivain… et vous vous appelez Jean Coué, maintenant ? » Car on le prenait souvent pour Soljenitsine, à qui il ressemblait !
• Son émotion, son indignation et ses larmes quand il évoquait les injustices, les morts, les vaincus et les oubliés de l’histoire – ainsi Guillaume Seznec, dont il déchiffra les messages sur les murs du bagne de Saint Laurent du Maroni…
• Sa colère quand Robert Laffont lui affirma imprudemment : « Désormais, vous avez fait vos preuves, vous pouvez écrire pour les adultes ! »
Eh oui, loin de vouloir devenir un auteur vieillesse ordinaire, Jean préférait rester… un grand auteur jeunesse.

On l’aura compris : Jean Coué était plus qu’un écrivain : un homme engagé, sincère et parfois tonitruant, qui luttait contre l’injustice et pratiquait au quotidien la générosité, la fraternité, l’amitié.
Lisons-le, relisons-le.
Pour saluer sa mémoire ? Certes.
Mais surtout pour reconnaître un modèle, un ancêtre, un maître.

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